Alcool, drogue, suicide… Jeunesse en danger
LES ADOLESCENTS PARTICULIEREMENT CONCERNES
L’adolescence est particulièrement épargnée par les maladies graves par rapport aux autres âges de la vie (la mortalité est faible : 36 pour 100 000 entre 15 et 20 ans contre 841 pour 100 000 à tous âges, toutes causes confondues). Toutefois, les suicides qui représentent 2% de l’ensemble de la mortalité, constituent 15% des décès des 15-25 ans et 21% des 25-35 ans.
Depuis une trentaine d’années, les études menées auprès d’échantillons importants d’adolescents en milieu scolaire et en établissements de soins font un constat loin d’être anodin : Ce sont les adolescents qui font le plus fréquemment des tentatives de suicide. Ainsi, entre 15 et 20 ans, 0,5% des hommes et 1 ,3% des femmes ont réalisé un tel geste sur l’année écoulée. Quant aux pensées suicidaires, elles concerneraient 8,5% des jeunes.
LES CONDUITES DE MISE EN DANGER MAJORENT LE RISQUE
L’adolescence est en outre une période propice à la survenue de comportements à risques :
? immédiats, avec les accidents et suicides (taux de décès de 22,5 pour 100 000 entre 15 et 20 ans, et de 33,2 pour 100 000 entre 20 et 25 ans),
? différés avec les conduites de dépendance et leurs problèmes associés.
En effet, si dépression, anxiété, stress et isolement sont des facteurs connus de pensées, voire de gestes suicidaires, certains comportements comme les usages précoces de produits psychotropes (leur accumulation, leur répétition, la recherche de sensations extrêmes ou de perte de conscience) se voient attribuer consensuellement un caractère de majoration du risque encouru.
En 2007, à 16 ans, seul un adolescent sur onze (9%) déclare n’avoir jamais pris ni alcool, ni tabac ni cannabis au cours de sa vie. La majorité avouent des poly-expérimentations, à partir de l’association tabac-alcool (27%) ou tabac-alcool-cannabis (29%).
L’intrication, la mécanique des facteurs de risque, analysée dans de nombreuses études, est un facteur essentiel pour la prévention du suicide chez les jeunes. De plus, les recommandations récentes de la commission Le Breton appellent à une coordination des programmes de promotion de la santé et de prises en charge des personnes vulnérables.
L’acquisition de comportements responsables vis-à-vis de soi et d’autrui devient dès lors l’enjeu essentiel des actions de prévention et d’éducation pour la santé. Le repérage précoce et l’intervention brève sont encouragés chez les professionnels, après des formations spécifiques.
Ce communiqué de presse date du Samedi, 28 janvier, 2012 à 9:24 et se trouve dans la catégorie Santé & Bien-être. N’hésitez pas à publier un communiqué de presse gratuitement ! Lien de ce communiqué de presse.



